Mon mot dit en passant : belle et cruelle - à l'envie - la vie
des amis des mots

Durant ces années j'ai eu l'occasion de rencontrer nombres de gens, dont plusieurs sont devenus des amis. Ici le témoignage de certains d'entre eux, que je vous invite à découvrir dont Marcle Trillat (journaliste, réalisateur), Jean-Pierre Chambon (écrivain), Chris du groupe Anka (l'énergie rock), Michel Cambon (dessinateur de presse), Michel Dibilio (metteur en scène), La Compagnie Jolie Môme, Jacques Gaillot (Evêque de Partenia), Lily Franey (photographe), Hachemi Ameur (peintre, miniaturiste, enlumineur. Directeur régional de l'Ecole des Beaux-arts de Mostaganem en Algérie), Alain Bourdel (sculpteur), Roger Martin (romancier, écrivain), Pierre Fugain (Résistant, commandant FFI commandeur de la Légion d’Honneur, et père de Michel), Didier Daeninckx (écrivain, romancier), Jean Ferrat (auteur, compositeur, interprète), Serge Papagali (comédien humoriste), Bruce Clarke (Artiste sud-africain), Jack Hirschman (universitaire, écrivain poète étasunien), Claude Bertrand (vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de la culture et du patrimoine de 2001 à 2011), Jean-Pierre Boccar (président des Mordus des cafés historiques), Yves Gaudin (poète rhapsode itinérant), Willy Ronis (photographe), Gérald Bloncourt (poète, écrivain, photographe haïtien).

                                                                          
Drôle de tête. Moustache en bataille. Mi-anar, mi-truand des années 1900. La bande à Bonnot à lui tout seul. Et puis ce regard brumeux. Il y a des regards limpides, intacts, qui se laissent traverser par les coups de chien de la vie, sans sourciller, sans rien retenir. Luc Quinton, c'est l'inverse. Il y a au moins trente-six guerres, cent-cinquante massacres et cent mille petites misères qui ont laissé leur trace entre ses paupières, comme une poussière triste. Avec un petit sourire en-dessous, comme pour s'excuser d'en avoir tant vu sans avoir rien pu oublier. (...) "Elle est terrible la tentation de la bonté…" disait Bertold Brecht. Voilà un type incapable d'y résister, c'est sûr. Un type très mal barré. Comme un brocanteur spécialisé dans les douleurs et les injustices, il n'en loupe pas une. Il les entasse. Seulement voilà : il a un truc. Il fait des rapprochements. Il appelle ça des "collages". C'est simple comme le jour. C'est beau comme un grain de sable qui gripperait à lui tout seul l'usine à gaz des empêcheurs de vivre. Elle est terrible la tentation de la Beauté.
Marcel Trillat.
Journaliste, réalisateur.

 
"Trait portrait rouge". découpag&collage de Luc Quinton (c). 1er avril 2001 - 250x230mm.

"Artisan colleur" : c’est ainsi que se définit Luc Quinton. On l’imagine aisément en colleur d’affiches sauvage, en colère contre toutes les injustices sociales. Son matériau est des plus simples : de la colle et des images. (...) Les collages naissent dans la brusquerie, en un éclair. (...) Contre les grands mots des beaux discours, contre le baume de l’emphase, les images témoignent vertement. (...) Luc Quinton redonne en quelque sorte une seconde vie à des images qu’on ne sait plus voir pour les avoir trop vues. Le collage est une façon, en faisant se téléscoper deux faces du même monde, de bousculer les habitudes, de redonner vigueur à ce qui était devenu, par lassitude et saturation, hélas trop banal. (...) Pour Luc Quinton, le collage est aussi une manière raccourcie de raconter, ou plutôt de suggérer, une histoire. Une part de rêve naît du rapprochement d’univers étrangers, hétéroclites, comme la rencontre du parapluie, de la machine à coudre et de la table de dissection de Lautréamont a pu inspirer les surréalistes. (...) C’est du côté de chez Prévert, un autre artisan colleur, que musarde volontiers Luc Quinton. (...) Quelquefois, c’est comme si l’on entrouvrait quelque mot-valise de Lewis Carroll. Les collages sont comme des pistes d’envol pour l’imagination.
Attention, décollage immédiat !
Jean-Pierre Chambon.
Ecrivain.

Pour décoller.
Mais à force d'écouter tu n'entends vraiment plus rien.
Le mot d'ordre a bien changé,
un pour tous et tous pour rien
On n'arrête pas le progrès, après les brebis, les vaches
On finira par nous cloner comme de pauvres tâches...
Des collages pour décoller...
Chris.
Groupe Anka, l'énergie rock


Et l'article 5, vous l'avez lu ?
Michel Cambon.
Dessinateur de presse.
Ce dessin que Michel m'a offert comme contribution à mon livre "Vous avez dit : droits de l'homme ? Des collages immédiats".


Les collages de Luc Quinton racontent des histoires humaines, comme au théâtre. Comme un glaneur, il récupère des instantanés de vie, des images, des mots, des photos destinés aux oubliettes. Avec beaucoup de respect et de sensibilité, il les invite à côtoyer ton univers, à devenir les acteurs et les témoins de tes préoccupations. Il leur offre une deuxième vie sans complaisance, toute en révolte. Confrontés aux joies et aux douleurs, ses créations trouvent la théâtralité nécessaire à l'interpellation. Mettre en image des mots ou mettre en scène des images, au bout du bout, on y rencontre les hommes.
Michel Dibilio.
Metteur en scène.

Vivant comme dirait Prévert. Avec Luc ça colle ! D'abord Luc, il aime Jolie Môme, et Jolie Môme elle est comme elle est, elle plait à qui elle plait, elle dit Oui à ceux qui l'aiment. Ensuite, Luc, il aime rire, il est vivant, vraiment vivant comme disait le camarade Prévert et parce qu'il est vivant, ses collages aussi le sont, et bigrement, fidèles à ses engagements politiques, loin de la culture aseptisée aujourd'hui de bon ton. Mais au fait, est-ce un militant artiste ou un artiste militant ? Au fond, peu importe, dans un sens comme dans l'autre, ce qu'il fait nous plait, nous plait beaucoup, fond et forme confondus.
La Compagnie Jolie Môme.


Des créations qui appellent à la résistance. Quand des exclus refusent les contraintes d’un système qui les rejette, les tenants de l’ordre établi ne peuvent plus dormir tranquille. La dignité rebelle, ça ne se perd pas, ça ne se prend pas, ça ne se vend pas. Mais ça fait toujours peur aux gens du pouvoir. Avec eux, l’espoir nous est donné qu’un autre monde est possible pour rendre la terre habitable à tous. C'est cette rebelle dignité qui interpelle si naturellement chacun d'entre nous dans les collages de Luc Quinton, créations qui appellent à la résistance.
Jacques Gaillot.
Evêque de Partenia

droits de l'enfant.
Lily Franey. Photographe.
Cette photo, "enfant du Mali" que Lily m'a offert comme contribution à mon livre "Vous avez dit : droits de l'homme ? Des collages immédiats".


Hallucinant. De jour en jour je découvre en toi l'artiste avec un A majuscule... Je tiens franchement à te dire que je suis très flatté et heureux de t'avoir connu, espérant que nous travaillerons ensemble afin de lutter, chacun de son côté, pour faire changer les choses et les mentalités des deux rives. Demain, l'avenir c'est nous et pas les autres. Seulement il faut y croire, c'est tout ! Ton ami, l'artiste entre guillemets, qui est halluciné par ton travail.
Hachemi Ameur.
Peintre, miniaturiste, enlumineur. Directeur régional de l'Ecole des Beaux-arts de Mostaganem (Algérie)

autodafé.
Alain Bourdel.
Sculpteur.
Cette sculpture que Alain m'a offert comme contribution à mon livre "Vous avez dit : droits de l'homme ? Des collages immédiats".


Luc est de ceux qui vous réchauffent le coeur, lui qui, en quelques minutes, avec la même force qu’un récit de Didier Daeninckx ou d’une chanson d’Allain Leprest, vous persuade, par la seule vertu de sa présence et de son travail, que, non, décidément non, le monde n’est pas peuplé que de salauds, de profiteurs et de margoulins. (...) Dans "Les Anciens de Saint Loup", Pierre Véry écrivait : "Il arrive que des fantômes d’enfants laissent avec confiance leur main dans la main de l’homme qu’ils sont devenus. On appelle cela une grâce". Je suis persuadé qu’elle a été écrite aussi pour Luc Quinton...
Roger Martin.
Ecrivain

Avec ses ciseaux, de la colle et l'imagination qui le caractérise, comme un militant aux aguets de l'injustice, Luc fait passer un message ; il interpelle et gueule ainsi et de belle manière. Avec Luc, nous sommes à l'unisson parce que nous faisons le même "boulot", celui qui consiste à partager avec le plus de monde possible notre enthousiasme à combattre la bête immonde.
Pierre Fugain.
Résistant, commandant FFI commandeur de la Légion d’Honneur, et père de Michel.

L’artiste, c’est un donneur d’alerte, un oiseau de mauvais augure dont on tente de confiner les cris dans les musées, les galeries, pour mieux les étouffer. Un artiste, ça se cache quelques fois derrière une moustache en broussailles, un nuage de malice dans les yeux, pour qu’on accepte que nous soit signalé tout le mal qu’on nous fait. Et s’il y avait une image, une seule, ce serait celle, à charge, de ce jeune sans-papiers charriant une brouette dans une décharge de vieux papiers, un pilon, cet endroit du monde où les mots sont mis au pilori. Des vieux papiers que Luc Quinton sauve du néant en nous rappelant que le mot "livre" nous vient tout droit de "liber", une racine latine qui signifie "écorce d’arbre", (la matière qui a donné naissance au papier), tout autant que "libérer". Du collage de sens.
Didier Daeninckx.
Ecrivain romancier.

Oui, je trouve vos collages très forts et très artistiques.
Jean Ferrat.
Auteur, compositeur, interprète.

Ces quelques mots pour exprimer toute la tendresse que je ressens face à ce qui pourrait passer, de prime abord pour un combat, inutile, perdu d’avance. Celui de l’artiste face à la folie du monde, à la dérive, la haine et l’ignorance. Et pourtant le travail de Luc Quinton ne fait-il pas partie de cette indispensable pensée qui peut, à force de persévérance, créer comme une onde positive, une bouffée d’intelligence, une gerbe d’espoir ? Si les battements des ailes d’un papillon peuvent déclencher un ouragan, comment ne pas croire, ne pas espérer, que la bêtise des hommes peut-être balayée un jour par un battement de cœur ?!.
Serge Papagali.
Comédien humoriste.

présumée coupable.
Bruce Clarke.
Artiste sud-africain.
Cette toile que Bruce m'a offert comme contribution à mon livre "Vous avez dit : droits de l'homme ? Des collages immédiats".


Dans les mains d’un homme de profonde conscience, un Hearthfield ou un Quinton, un collage est fait de larmes, de blessures, des chutes de ce tissu conscient qu’est la mentalité cinématique collective parce que le cri urgent de l’artiste doit être entendu comme un rendu puis un raccommodage du monde à travers le sens de l’image évoquée. (…) Luc Quinton a maîtrisé l’art du collage – non pas pour sur réaliser la réalité ni pour la "dadifier", pas plus en vue de l´apprêter pour être à la page dans quelque magazine de mode dégradant, mais pour délivrer des messages de souffrance humaine et l´espérance d’une telle façon que l’œil/l’âme résonne avec une dignité monumentale qui accompagne cette sensation ressentie à la naissance d’une révolution de l´esprit. Ce sentiment souvent dominé, bombardé par la superficialité, marginalisé et détesté, reste le cœur brûlant dans le centre du soleil éternel qui promet le futur à chacun de nos instants de vie, à notre propre souffle.
Jack Hirschman.
Universitaire, écrivain poète étasunien.


A une époque, la nôtre, où l’Homme se voit de plus en plus nié et remplacé par les Sans, il faut une bonne dose d’optimisme pour oser aborder la "déclaration universelle des droits de l’Homme" ! Ou bien, et c’est le cas de Luc, une belle dose d’humanité et d’amour de son prochain. Luc avec l’alphabet qu’il s’est construit en découpant et en collant nous associe à ses colères et à ses espoirs. Luc, cet "écorché vif", n’accepte pas que l’on soit sans papier sans logement sans travail sans avenir... sans droit. Alors il crie, il dénonce. Il le fait dans ses collages avec une grande sensibilité, avec humour mais surtout avec beaucoup de talent.
Claude Bertrand.
Vice-président du Conseil général de l’Isère chargé de la culture et du patrimoine (2001/2011).
Extrait de la préface du livre "Vous avez dit droits de l'homme ? - des collages immédiats de Luc Quinton". 2008.


Un plus fou que les autres. Félicitations pour cette création où le scalpel met en avant les flous de notre société qui devrait se dire que dans un monde où tout le monde se grime, la vérité paraît un masque ! Si, à chacun pour soi est le pendant du "bonjour madame" oublié par beaucoup, je suis fier de compter comme nouveau "mordu" un plus fou que les autres.
Jean-Pierre Boccar.
Président des Mordus des cafés historiques


Poème souffle coupé
(...)
Miserere novice
fonce
petit colleur de bouts d'affiches
franchit fou rouge chandelle
et fronde flamme au coeur boutant juste le lieu même
de l'éboulement (entre parenthèses orchestrée),
où toute espérance de vie n'est qu'une rustine percée d'illusion
cet air en liesse, cette taffe d'un clope du dernier renoncement
- souhait écrasé -...
L'hallai de tout un chacun du commun des mortels,
fait de ton réveil matin
la raison même du décapage d'un jour, de sa lumière,
de la découpe de ces mystères
au sein flou de la justice des "hautes" de leurs lois...
poème fusion réseau plan caché
d'inspiration ¨révertien ou pervercien !!!...
Poème à lire dire et souffler
Poème Souffle Coupé.
Yves Gaudin.
Poète rhapsode itinérant


Vous êtes, cher Luc, un décolleur farouche de conneries inexpiables et un colleur vaillant et joyeux de vérités qui réveillent.
Willy Ronis. Photographe

Je n'ai qu'un mot, sans doute trop faible : MAGNIFIQUE ! Je passerai des heures à visiter votre site...
Je vous embrasse...
Gérald Bloncourt.
Poète, écrivain, photographe haïtien

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